Les fans ont participé activement vendredi soir au premier des trois concerts parisiens de la dernière tournée de Johnny Hallyday, reprenant tous les refrains de ses tubes, dans l’ambiance sentimentale et survoltée du Stade de France.
La dernière tournée de Johnny Hallyday, commencée le 8 mai à Saint-Etienne, doit s’achever le 22 novembre à Clermont-Ferrand après être passée par la Réunion le 20 septembre.
Vendredi soir, les 75 000 places en vente du premier de ses trois concerts parisiens avaient trouvé preneurs depuis des mois, et les VIP n’avaient pas boudé leur plaisir : Alain Delon, Hugues Auffray, Robert Hossein, Chantal Goya, Robert Charlebois étaient là, et, parmi les politiques, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le président du groupe UMP à l’Assemblée Jean-François Copé...
« Je suis un fan », glissait M. Raffarin. « Ça fait 40 ans que je le connais », confiait Robert Charlebois. Chantal Goya se disait « émue » : « Comme Johnny il y en a très peu, ça fait de la peine qu’il arrête, j’espère qu’un jour il nous fera une surprise... ».
La mise en scène était maximale, avec un aigle métallique aux yeux rouges lumineux surplombant la scène installée à une extrémité du stade. Les jeux de couleur étaient incessants, avec des jets de lumière, des giclées de fumée, des images acidulées défilant sur des écrans. Pour « Allumer le feu », le chanteur lui-même semblait cerné par un brasier tandis que la scène était bordée d’une rampe de geysers de feu.
« Et maintenant que vais-je faire »
Pendant plus de deux heures et demi, les fans, surtout ceux qui étaient massés debout sur la pelouse, ont donné de la voix et de l’enthousiasme, reprenant les refrains des chansons de jadis, qui font l’essentiel de la tournée : « Oh que je t’aime que je t’aime », « Excuse-moi partenaire », « Allumer le feu », « On a tous en nous quelque chose de Tennessee », « Qu’on me donne l’envie, l’envie d’avoir envie »...
Le public se déhanchait au rythme du rock’n roll, les bras levés, ému et peut-être pour les plus vieux nostalgique d’une jeunesse où déjà Johnny régnait en maître. « Est-ce que tu veux m’aimer », disait une chanson. « Oui!», hurlait le public. On voyait défiler sur les écrans les grandes plaines américaines et cette fameuse route 66 (bientôt l’âge du chanteur) qui donne son nom à la tournée.
« Quel bonheur d’être avec vous ce soir », lançait Johnny. « Je vais toujours vous avoir dans le cœur, vous graver dans ma vie ». Le public semblait le croire.
« Et maintenant que vais-je faire, maintenant que vous êtes partis », concluait le chanteur, adaptant à son public la chanson d’Aznavour (« maintenant que tu es partie ») avant de disparaître dans une trappe enfumée.
« Johnny, t’es vraiment le meilleur », lançait une dame en quittant le stade.
